APRES LA GUERRE

Georges Caussanel quitta son travail à la DGER en mai 1945.
                                           
Dès la fondation du RPF, en vrai gaulliste, il adhéra à ce mouvement début 1947; cela fit, que par esprit doctrinaire cause d'une totale malhonnêteté intellectuelle, certains de ses anciens "amis" ancrés politiquement à gauche, minimisèrent complètement son action dans la Résistance (au point de ne pas le citer dans les ouvrages prétendument historiques sur la résistance tarn-et-garonnaise), bien que leur propre action résistante (sans vouloir la minimiser) n'ait pas été au même niveau
                                           
  En 1947 il s'installa, avec sa femme et son fils dans le village d'Arcambal dans le Lot, ou il fut, jusqu'à sa mort, en 1958, président de l'Association des Français Libres du Lot. 

Bien qu'il soit grand invalide de guerre et physiquement très diminué ( 100% et 7 degrés d'invalidité), il fut aussi membre du conseil d'administration et des diverses commissions de l'Office des Combattants du Lot, membre du comité directeur de l'Union de la Résistance Lotoise, secrétaire général adjoint de l'U.F.A.C (Union Française des Associations de Combattants et de victimes de guerre), membre de la commission des Combattants Volontaires de la Résistance.

Installé au "Bousquet" en 1947, il déménagea en 1953 à la gare d'Arcambal qui fut gérée, après son décès, par sa femme Marjanna (Marie) jusqu'en 1962.
 


Le 14 juillet 1952, il fut décoré de la Légion d'honneur à titre militaire; Paul Guiral, dont la fille Suzanne avait été pressentie pour la même décoration, mais qui ne fut pas promue ce jour là, emporté par son caractère tranchant et colérique, envoya une lettre assez indigne aux autorités compétentes (figurant aux Archives Nationales) prétendant que mon père avait "magouillé" avec ses "amis" du RPF (Paul Guiral était socialiste et n'approuvait pas l'adhésion de mon père au RPF, le parti gaulliste) qu'il n'était pas aussi malade qu'il le disait, qu'il avait "usurpé" son invalidité  et que sa fille Suzanne était aussi atteinte que lui (hélas, la suite prouva que non, mon père fut emporté par la maladie à l'âge de 34 ans, en 1958, et Suzanne Guiral décéda à l'âge de 81 ans en 1999) . Son insistance et l'outrance de ses propos, qui indisposèrent ses interlocuteurs,  eurent pour conséquence que sa fille ne fut promue que...5 ans plus tard. Suite à cela, une brouille s'installa entre mon père Georges et Paul Guiral qui ne se fréquentèrent plus. Paul Guiral se brouilla aussi avec de nombreuses personnes ainsi qu'avec sa propre fille.
Malgré tout, le décès de son ancien et fidèle ami Georges dit "Mickey" l'affecta profondément; il pleura plusieurs fois et ne s'alimenta quasiment pas durant 3 jours. (relaté par son neveu, Georges Guiral)
Il écrivit et lut un très bel éloge funèbre aux obsèques de mon père en l'église de Verlhaguet (82). Il décéda 3 ans après en 1961 à l'âge de 78 ans.



En juillet 1954, il  fut demandé à Georges Caussanel, à l'initiative du général de Gaulle, une enquête sur une personnalité locale assez controversée.  Bien que très affaibli par la maladie à cette époque et n'appartenant plus aux Services, il collecta des renseignements qu'il transmis à qui de droit.




Texte et photos ©Serge Caussanel
(archives personnelles)

LES  FRANCAIS LIBRES
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Réunion de résistants à Cahors en 1957 -


De gauche à droite: Georges CAUSSANEL, le préfet du Lot, un des chefs de la Résistance de Toulouse le Lt Colonel Alexandre MONNOT dit "Villeneuve" puis "St Remy", chef régional du S.R des M.U.R /M.L.N-Réseau GALLIA Kasanga

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Avis de décès paru dans la presse locale à la rubrique"Arcambal" en septembre 1958

Légion d'honneur au péril de sa vie

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Georges Caussanel était membre de l'association  des décorés de la légion d'honneur au péril de leur vie

Monument aux morts de Verlhaguet

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Mort pour la France, Georges CAUSSANEL est inscrit au monument aux morts de Verlhaguet et repose dans le cimetière non loin de là.
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4 ans après le décès de mon père, Georges, ma mère, Marjanna, reçut une invitation officielle pour assister, le 17 mai 1962, à la réception du général de Gaulle, Président de la République, donnée à l'hôtel de ville de Cahors. Nous eûmes une photo ensemble après avoir reçu une poignée de main et quelques mots bienveillants du général...et, à mon grand dépit, alors que je me trouve ( il est vrai un peu en retrait) à côté de maman (que l'on aperçoit avec un chapeau blanc), on ne me voit absolument pas ! je me donnais dès lors le surnom d'"homme invisible".

Ce même jour, le général de Gaulle inaugurait à Cahors une plaque fixée sur la maison natale de "Françoise" Dissart, qui faisait partie du réseau d'évasion "Pat O Leary" comme chef de la région de Toulouse, puis qui en pris la tête après l'arrestation de "Pat O Leary" (Dr Albert Marie Guerisse). Mon père "Mickey" la rencontra une fois lors de ses missions à Toulouse.

Témoignage

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Ma mère, Marjanna se remaria en 1966; le père et la mère de de mon beau-père, Hilarion et Hélène Lagrèze ont reçu cette lettre en témoignage de leur action envers des juifs recherchés qu'ils avaient momentanément hébergés en 1943.
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Dominant le Lot; photo prise en 1956 avec Georges Caussanel, sa femme Marjanna et son fils Serge



























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Titre du panneau

Georges CAUSSANEL est "Mort pour la France" le 1er septembre 1958











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