LE RENSEIGNEMENT

Dans la résistance,les agents et officiers de renseignement risquaient leur vie à chaque instant; ils pouvaient être arrêtés et torturés par la milice ou la Gestapo ( geheim staat polizei = police secrète d'état), puis être exécutés ou déportés en camp de concentration.

Ils détenaient des informations vitales pour les alliés, qui permirent d'ajuster les stratégies militaires et contribuèrent puissamment à la réussite du débarquement du 6 juin 1944

Ces hommes et femmes, parfois très jeunes étaient très seuls car ils devaient donner le change à leurs propres amis et à leur famille, et ne révéler à quiconque leur action de renseignement.

Ils travaillaient parfois dans des administrations dépendant de Vichy pour collecter des informations transmises ensuite à la Résistance et à Londres.

La police française et la gendarmerie aidaient la milice et la Gestapo à les traquer.

Les envoyés de Londres qui étaient souvent parachutés ou déposés par avion, de nuit, sur des terrains de fortune, prenaient aussi d'énormes risques ainsi que les pilotes qui les accompagnaient.

De nombreux opérateurs radios qui transmettaient les informations à Londres, repérés par les services allemands de radiogoniométrie, furent arrétés; certains étaient contraints d'émettre de faux renseignements destinés à "intoxiquer" les alliés.

La complexité des services de renseignements durant la guerre fut grande.

En effet, à l'intérieur de chaque organisme (M.U.R. puis M.L.N.,A.S.,) les sections de renseignement pouvait être politique, économique,industrielles ou militaire. Une partie des agents de ces organisations ou réseaux collaboraient avec le B.C.R.A., d'autres pas.

Des agents français  envoyés en France par le S.O.E. britannique collaboraient avec le B.C.R.A. de la FRANCE LIBRE (section R.F), d'autres non (comme la section F), loin de là.

Les agents du MI 6 anglais collaboraient avec la FRANCE LIBRE, mais dans le même temps prenaient contact avec les services de renseignements de Vichy dont une partie faisaient acte de résistance.

Tout était très cloisonné pour éviter les infiltrations d'agents ennemis et surtout éviter que des réseaux entiers soient décimés en cas de dénonciation.


Le réseau GALLIA fut le fer de lance du renseignement de la FRANCE LIBRE.  Ses agents travaillaient parfois en collaboration avec certaines sections du S.O.E (Special Operation Executive), service secret britannique créé par Winston CHURCHILL.


  • De novembre 1941 à décembre 1942, Roger WARIN dit" Wybot" réorganise le Service de Renseignements de la France Libre qui devient le B.C.R.A.; il est nommé directeur du service de contre-espionnage du B.C.R.A. par "Passy".

(En novembre 1944, sur ordonnance du général de Gaulle, il créera la D.S.T (Direction de la Surveillance du Territoire) fusionnée en 2008 avec les R.G.(Renseignements Généraux) en D.C.R.I.(Direction Centrale du Renseignement Intérieur)).

  • En 1943, le colonel DEWAVRIN, dit Passy, chef du B.C.R.A, envoie en France la mission " GALLIA" représentée par Henri GORCE dit " Franklin " pour prendre la direction du S.R des M.L.N.
Cela ne fut pas fait, mais, manquant de fonds et n'ayant pas de liaisons radio, le S.R du M.L.N collabora étroitement avec le réseau Gallia qui acheminait son courrier à Londres. Le S.R du M.L.N reçut ensuite des postes émetteurs et des fonds de Londres. Les agents P1 et P2 du Service de Renseignements du M.L.N  dirigé par Jean GEMAHLING furent homologués Gallia RPA et à compter de juin 1944, Gallia Kasanga.



  • En novembre 1943, le B.C.R.A fusionne avec les services de Renseignement du général Giraud à Alger et devient la D.G.S.S (Direction Générale des Services Spéciaux).

  • En octobre 1944, la D.G.S.S devient D.G.E.R ( Direction Générale des Etudes et Recherches) qui deviendra en décembre 1945 le S.D.E.C.E ( Service de Documentation Extérieure et de Contre Espionnage)  puis en 1982, la D.G.S.E (Direction Générale de la Sécurité Extérieure) jusqu'à nos jours.



Georges CAUSSANEL,  Paul GUIRAL, Henriette GUIRAL, Suzanne GUIRAL faisaient partie du réseau de renseignement GALLIA-Kasanga.
Georges CAUSSANEL travailla pour la D.G.E.R jusqu'en mai 1945.

Le travail des" hommes de l'ombre" n'a pas été, pour  certains, reconnu à sa juste valeur.

Le général BIDLE SMITH, chef d'état major du général EISENHOWER a communiqué en décembre 1944 une lettre de félicitations aux services secrets de la France Libre


Texte et photos ©Serge Caussanel
(archives personnelles)

  

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copie de secours de lettre de félicitations
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APPARTENANCE AUX FORCES FRANCAISES COMBATTANTES ET AU RESEAU GALLIA

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APPARTENANCE AUX FORCES FRANCAISES LIBRES ET AU RESEAU GALLIA



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